Arrondissements

Portrait

L’arrondissement de Brompton–Rock Forest–Saint-Élie–Deauville est composé des anciens territoires des arrondissements de Rock Forest–Saint-Élie–Deauville et de Brompton. C’est, de loin, le plus vaste des quatre arrondissements de la Ville. Avec ses 236 km2, il représente à lui seul près des deux tiers du territoire sherbrookois.

La population 2019 de l’arrondissement se chiffre à 46 438 citoyennes et citoyens, ce qui en fait le deuxième arrondissement le plus populeux.

Son territoire regroupe plusieurs résidences unifamiliales, trois bibliothèques, deux centres culturels, quatre centres communautaires ainsi qu’une quinzaine de parcs d'importance incluant une plage municipale et une base de plein air. Il va sans dire que la nature fait partie prenante du milieu puisque plus de la moitié des entreprises agricoles de la Ville de Sherbrooke s'y trouvent.

Historique des anciennes municipalités fusionnées

Rock Forest

En 1815, des anglophones de Grande-Bretagne fondèrent le village de Drop Off, ainsi nommé en raison d'une dénivellation de la rivière Magog à cet endroit. C'est dans ce secteur, tout près de l'actuelle église Saint-Roch, que fut construit vers 1857 le premier pont de bois couvert réunissant les deux rives de la rivière Magog. En 1870, un Irlandais changea l'appellation Drop Off pour celle de Rock Forest, nom de son château d'Irlande.

Ce n'est qu'au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle que les premiers Canadiens français vinrent s'y établir. En 1921, ce territoire rural était promulgué municipalité de Rock Forest. Aux environs de 1975, la municipalité connut un essor considérable devant l'éclosion des nouveaux secteurs résidentiels, faisant place peu à peu à une vocation semi-urbaine et à sa désignation de ville. À sa dernière année d'existence, la Ville de Rock Forest, située aux confins des grands axes routiers, recensait en 2001 une population d'environ 15 400 personnes.

Saint-Élie-d'Orford

En 1792, le loyaliste américain Luke Knowlton, qui a participé à la guerre d'Indépendance américaine, souhaite la concession d'une partie du canton d'Orford, s'engageant, en contrepartie, à y établir des colons. En 1801, on lui en octroie seulement le tiers, qui, par surcroît, est impropre aux labours en raison de sa topographie montagneuse. On comprendra qu'en 1833, seulement huit familles y vivent d'agriculture sur une population de 230 personnes. En 1860, le nombre de citoyennes et de citoyens s'élève à 725 et continue à s'accroître en 1870 grâce à l'établissement de familles provenant d'Écosse et d'Irlande.

En 1885, une partie du territoire habité par 426 personnes est dissociée du canton d'Orford. Ce territoire est baptisé Saint-Élie en l'honneur de Alfred-Élie Dufresne, grand vicaire du diocèse de Sherbrooke et missionnaire dans Orford. En 1899, année de sa municipalisation, Saint-Élie prend possession d'une partie du canton d'Orford et est renommée Saint-Élie-d'Orford.

À sa dernière année d'existence, la municipalité de Saint-Élie-d'Orford, traversée naguère par l'unique voie de circulation entre Sherbrooke et Montréal, recensait en 2001, une population d'environ 7 500 personnes.

Deauville

Dès 1895, la beauté du lac ne pouvait manquer d'attirer les amatrices et les amateurs de villégiature, en bonne partie des notables sherbrookois souhaitant s'y bâtir une résidence d'été. Dès 1901, un premier hôtel abritant le bureau de poste saisonnier s'y implanta suivi d'autres établissements de villégiature. Le 22 décembre 1916 fut sanctionnée la loi érigeant en municipalité le village du Petit-Lac-Magog qui comptait quatre résidentes et résidents permanents et soixante et onze résidentes et résidents saisonniers.

En 1928, il fut décidé d'acheter à la Ville de Sherbrooke une ligne de transmission d'électricité. La municipalité en conservera le contrôle jusqu'en 1979 pour ensuite la vendre à Hydro-Québec. En 1945, pour une question de prestige, la municipalité fut renommée Deauville, tout comme la station balnéaire très huppée du nord de la France. À sa dernière année d'existence, la municipalité de Deauville habitée surtout de résidentes et de résidents permanents, recensait en 2001, une population d'environ 2 500 personnes.

Bromptonville

L'Arrondissement de Brompton est un centre industriel entouré de compagnies florissantes. Le bois et le papier ont été la source de son développement industriel. Avant 1680, ce territoire était inhabité sauf par des Abénakis nomades utilisant le site pour la chasse et la pêche. C'était un lieu de portage qu'ils appelaient Péniklosek, c'est-à-dire « là où il y a une chute tourbillonnante ».

En 1797, les Loyalistes s'établirent dans les 5e et 6e rangs du Canton de Brompton. La communauté vit construire le moulin Clark (premier moulin à bois à cette époque).

Le village prit le nom de Bromptonville en 1902. La Brompton Pulp and Paper a commencé ses opérations en 1903. Deux ans après que la compagnie eut fermé ses portes, la compagnie Kruger inc. en prit possession en 1950.

La rivière Saint-François a causé quatre inondations importantes au cours de son histoire moderne. Les plus remarquables se sont produites en 1875, 1902, 1922 et 1948.

La création d'un parc industriel, au début des années 80, longeant la rue Laval, a favorisé l'émergence de nombreuses PME. En effet, depuis ce temps, plus de 500 emplois ont été créés dans ce secteur.

Le parc de la Rive a vu naître, en l'an 2001, la Maison des arts et de la culture de Brompton. Ce centre culturel a permis à plusieurs artistes de l'Arrondissement de démontrer leur talent naturel. Ce centre d'art attire chaque année des milliers de visiteuses et de visiteurs venant des quatre coins de la ville de Sherbrooke et de la région.

En 2001, la population de Bromptonville comptait plus de 6 640 résidentes et résidents, répartis entre un secteur urbain (60 %) et un secteur rural (40 %). La réunification de ces deux municipalités s'est produite le 1er janvier 1999.

Source : Geneviève Latour, comité du patrimoine de Bromptonville

 

 

Points d'intérêt

  • Parc de la Plage-Municipale
    790, Avenue du Parc

    Particularités : aire de baignade et rampe de mise à l'eau au lac Magog.

  • Club nautique du Petit-Lac-Magog
    8683, rue Saroy

    Particularités : location d'embarcations nautiques et cours de voile.

  • Base de plein air André-Nadeau
    5302, chemin Blanchette
    www.basepleinair.ca

    Particularités : glissades sur tube, ski de fond, traîneau, raquette et marche, camping sauvage, location de tipis, piste cyclable régionale des Grandes-Fourches (fait partie du réseau de La Route verte et du Sentier transcanadien).

  • Relais de ski de fond du secteur de Saint-Élie
    3711, chemin Laliberté

    Particularités : sentier de 14,6 km.

  • Parc Central
    6161, rue du Président-Kennedy

    Particularités : sentier multifonctionnel de 2,5 km.

  • Centre culturel de Rock Forest
    970, rue du Haut-Bois Sud

    Particularités : expositions d'œuvres d'art, d'artisanat, salle de spectacle intimiste (avec chansonnier).

  • Réseau cyclable régional « des Grandes-Fourches »

    D'une longueur de 130 km, ce réseau qui traverse l'arrondissement de Rock Forest–Saint-Élie–Deauville nous amène à longer trois rivières d'importance, deux lacs, d'innombrables ruisseaux et six barrages hydroélectriques dont certains ont un riche cachet historique. Il nous permet aussi de découvrir un patrimoine bâti impressionnant, des ponts couverts et une mine de cuivre désaffectée.

  • Le sanctuaire du Sacré-Cœur de Beauvoir
    675, côte de Beauvoir

    Un site unique à Sherbrooke! Un lieu de pèlerinage situé sur une colline avec une vue panoramique superbe, à huit kilomètres seulement du centre-ville de Sherbrooke. Différentes activités pastorales sont offertes régulièrement pour les pèlerins, seuls ou en groupe. Des services de restaurant, de cafétéria et de magasin de souvenirs sont aussi disponibles.

    Les pères maristes dirigent ce lieu de pèlerinage, comprenant une chapelle historique, une église, une chapelle en plein air, une cafétéria, un restaurant, des aires de repos et une boutique de souvenirs.

    Renseignements :
    Téléphone : 819 569-2535
    Télécopieur : 819 566-6665
    Site Internet

  • Maison des arts et de la culture de Brompton
    1, rue Wilfrid-Laurier

    La Maison des arts et de la culture de Brompton est un lieu d'activités culturelles : expositions en arts visuels d'artistes professionnels et amateurs, conférences, ateliers, spectacles intimes de musique. Les expositions sont gratuites!

    Elle est située au parc de la Rive, sur un site enchanteur pour les promenades et les pique-niques. De plus, on peut y découvrir l'interprétation des pétroglyphes d'origine amérindienne.

    Renseignements :
    Téléphone et télécopieur : 819 846-1122
    Site internet 
    Courriel 

  • Clubs de golf 

    Trois terrains de golf offrent des lieux de rêve aux golfeurs de la région!