Environnement

Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau

Comment évaluer la qualité d’un cours d’eau?

Pour évaluer la qualité de l’eau, on doit réaliser différentes analyses en laboratoire à partir d’échantillons d’eau prélevés sur le terrain. C’est le cas des matières en suspension, des coliformes fécaux et du phosphore total. D’autres paramètres sont mesurés directement sur le terrain, comme la concentration d’oxygène ou le pH (acidité).

Le prélèvement d’échantillons se fait à des stations précises, qui demeurent au même endroit d’une année à l’autre pour mieux suivre les variations de la qualité. À partir des ponts ou par embarcation, la Ville de Sherbrooke visite en moyenne une quarantaine de stations sur son territoire. Près de la moitié sont localisées à même les rivières Magog et Saint-François. Les autres sont réparties sur les principaux ruisseaux qui les alimentent.

Au courant de l’été, chaque station est visitée de sept à neuf reprises, à intervalle de deux semaines. L’échantillonnage débute généralement vers la fin mai pour se terminer au début de septembre.

Rapports de suivi de la qualité de l'eau en 2017 :

Rapports de suivi de la qualité de l'eau en 2016 :

À quelle source de pollution associer chaque paramètre? (239 Ko)

Plus de détails sur...

  • Les rejets d’eaux usées municipales

Généralement, les eaux de pluie sont évacuées vers un cours d’eau par un réseau d’égout pluvial. À plusieurs endroits au centre-ville, les réseaux pluvial et domestique sont combinés et, lors de pluies abondantes, les eaux usées se déversent dans un cours d’eau. Cette situation est permise par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour éviter les refoulements d’égout dans les résidences.

  • Les installations septiques

La plupart des installations septiques actuelles ne permettent pas de capter le phosphore qui se retrouve dans les eaux usées domestiques. Des rejets de nutriments, comme le phosphore et l’azote, sont inévitables. Les installations septiques désuètes ou déficientes peuvent être la source de rejet de coliformes fécaux vers l’environnement. 

  • Le ruissellement urbain

En milieu urbain, l’eau de pluie lessive le sol avant de se diriger vers les égouts pluviaux, apportant avec elle différents contaminants : particules de sol, matières fécales des animaux, engrais et pesticides épandus sur les pelouses, petits déversements d’huile ou d’hydrocarbures, etc.

  • Les activités agricoles et forestières

De mauvaises pratiques peuvent devenir la source de contaminants. En revanche, une bande riveraine végétalisée, des traverses de cours d’eau conformes, une fertilisation adéquate, un accès restreint du bétail aux cours d’eau, sont autant d’exemples de bonnes pratiques à suivre.

  • Les chantiers de construction

L’absence de mesure de contrôle de l’érosion peut être la source de contaminants. De grandes surfaces de sol, sans végétation et sans protection, peuvent être lessivées lors de fortes pluies.

  • Les rejets industriels

Mêmes autorisés, les rejets industriels peuvent affecter la qualité de l’eau.

Quels gestes poser pour améliorer la qualité de l'eau?

  • Lors de travaux de rénovation, assurez-vous de raccorder une nouvelle toilette à la conduite de l’égout domestique et non pas à celle de l’égout pluvial. Sinon, en empruntant le réseau pluvial, les eaux usées de cette toilette seront acheminées vers un cours d'eau.
  • Achetez des produits domestiques sans phosphate.
  • Vérifiez régulièrement le bon fonctionnement de votre installation septique.
  • Éliminez l’engrais et les pesticides sur votre pelouse.
  • Lors de travaux de terrassement, mettez en place des mesures simples de contrôle de l’érosion et des sédiments, comme recouvrir d’une membrane les amas de terre et ensemencer rapidement les sols à nu.