Environnement

Rives

Le terme « rive » désigne le bord d’un ruisseau, d’une rivière ou d’un lac. L’herbe, les plantes et les arbustes qui poussent dans cette zone jouent plusieurs rôles très importants, dont celui de protéger la qualité d’un cours d’eau.

Pourquoi revégétaliser?

Les rivières Magog et Saint-François sont au coeur de la vie des Sherbrookoises et des Sherbrookois. Elles sont le lieu de nos loisirs, elles façonnent nos paysages, elles sont la source de notre énergie électrique, elles sont aux racines même de l'histoire de notre ville. Aussi appartient-il à chacun et chacune d'en prendre soin, notamment en protégeant les rives.

  • La végétation stabilise les berges et diminue l'érosion;
  • La végétation représente un habitat pour la faune aquatique;
  • L'ombre créée par la végétation assure la fraîcheur. De plus, une eau à température trop élevée entraînera la prolifération des algues et des bactéries (notamment les cyanobactéries) indésirables;
  • En absence de végétation, les engrais chimiques et les fertilisants utilisés pour les aménagements paysagers et les pelouses non absorbés se déversent directement dans les cours d'eau. Ainsi, la revégétalisation redonnera aux berges leur rôle de filtre pour les contaminants.

Comment remettre une rive à l’état naturel?

Dans les 5 premiers mètres, il est fortement conseillé de remettre la rive à l’état naturel, notamment en ne tondant plus les végétaux qui s’y trouvent et en y plantant des espèces végétales bien adaptées à ce milieu.

Dans les 10 premiers mètres, tous les travaux sont interdits : creusage, remblayage et construction de structures (module de jeux, remise, etc.). Avant d’entreprendre quoi que ce soit sur une rive, on doit communiquer avec un inspecteur en bâtiment.

Notez que les distances à protéger sont plus importantes dans le cas des terrains présentant une forte pente. 

Aménagement d’un sentier

L’aménagement d’un sentier en bordure d’un cours d’eau doit respecter certaines règles pour prévenir l’érosion. La largeur maximale du sentier est de 5 m. L’angle formé par le sentier avec le cours d’eau ne doit pas excéder 60 degrés.

Cependant, dans le cas d’une pente forte, il n’est pas permis de pratiquer une ouverture de 5 mètres. L’accès peut prendre la forme d’un escalier aménagé de biais avec la ligne de rivage et adapté à la topographie du terrain (tracé sinueux).

Comment calculer le pourcentage d’une pente?

La pente se mesure toujours à partir de la ligne des hautes eaux, soit le plus haut niveau atteint par l’eau en période de fonte ou de crue. On calcule le pourcentage d’une pente en divisant sa hauteur par sa profondeur.

Pour en savoir plus sur la délimitation de la ligne des hautes eaux, consultez la définition légale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Comment distinguer une pente douce d’une pente forte?

Une pente douce est inférieure à 30 pour cent. Elle peut inclure un talus de moins de 5 m de hauteur.

Une pente forte est supérieure à 30 pour cent ou présente un talus supérieur à 5 m. Dans ce cas, la remise à l’état naturel de la rive devrait s’étendre jusqu’à 7,5 m et la distance à protéger est de 15 m.

Réglementation - en vigueur dès le 31 octobre 2018 -

Extrait du règlement no 1200 de zonage et de lotissement 

14.2.6 Remise à l’état naturel de la rive

Lorsque la rive n’est plus à son état naturel à la suite des ouvrages ou des travaux, il est requis de procéder à la remise à son état naturel sur une bande minimale de 5 mètres lorsque la pente est inférieure à 30 % ou de 7,5 mètres lorsque la pente est égale ou supérieure à 30 %. 

La remise à l’état naturel doit respecter les conditions suivantes :

1) Les espèces herbacées doivent pouvoir repousser sur la rive;

2) Une variété d’arbres d’espèce indigène riveraine doivent être plantés; les arbres doivent être répartis uniformément à une distance minimale de 4 mètres et maximale de 6 mètres entre chacun d’eux, et ce, de façon à couvrir toute la superficie de la rive artificialisée;

3) Une variété d’arbustes d’espèce indigène riveraine doivent être plantés; les arbustes doivent être répartis uniformément, à une distance minimale de 1 mètre et maximale de 1,5 mètre entre chacun d’eux, et ce, de façon à couvrir toute la superficie de la rive artificialisée;

4) Un mur de soutènement, le cas échéant, doit être recouvert, entre autres, par de la vigne vierge ou de la vigne de rivage; 

5) La remise à l’état naturel de la rive doit être réalisée avant le 31 octobre 2018.

La remise à l’état naturel de la rive ne s’applique pas à une rive naturelle (qui n’a subi ni perturbation de l’homme ni entretien) ni sur des terres en culture.

L'implication de la Ville

En 2009, la Ville de Sherbrooke a amorcé un important projet de caractérisation des berges municipales situées le long du lac Magog ainsi que des rivières Magog et Saint-François. Plus de 30 km de berges ont ainsi été analysées et les endroits jugés problématiques ont été revégétalisés. Pour réaliser ce projet, qui s'est terminé en 2010, la Ville de Sherbrooke a obtenu une subvention de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

Les efforts se poursuivent en améliorant la qualité des bandes riveraines par du désherbage et de la plantation de végétaux adaptés à ce milieu. À ces actions s'ajoute une nouvelle mission : éloigner les oiseaux aquatiques des berges. Ces derniers, par leur présence quasi permanente et en grand nombre, contribuent à la détérioration de la qualité de l'eau, notamment aux abords des aires de baignade.

Quels végétaux planter?

Consultez ce répertoire des végétaux indigènes recommandés, conçu par la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ).

Pour en savoir plus

Visitez le banderiveraine.org pour en apprendre davantage sur la plantation et l'entretien de votre rive.

Trouvez aussi des exemples d'aménagements ( PDF - 926 Ko) dans ce document de l'organisme RAPPEL.