Environnement

Écosystèmes forestiers exceptionnels

C’est le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec qui désigne et classe les écosystèmes forestiers exceptionnels dans le but de les protéger ou d'en favoriser la conservation volontaire lorsque ceux-ci sont situés sur des terres privées.  

À Sherbrooke, deux écosystèmes forestiers exceptionnels sont recensés. Il s’agit d'une forêt ancienne localisée dans le parc du Bois-Beckett. Les autres sites sont classés « forêts rares ». Un de ces sites est situé au sud de la rue St. Francis et le troisième est localisé sur une île à l’embouchure de la rivière Massawippi.

Forêts anciennes

Cette expression désigne les peuplements qui n'ont pas été modifiés par l'Homme, qui n'ont subi aucune perturbation majeure récente et dans lesquels on trouve de très vieux arbres. Ces forêts ont comme particularité de renfermer à la fois des arbres vivants, sénescents et morts et un sol parsemé de gros troncs à divers stades de décomposition. On dénombre peu de forêts anciennes au Québec. Dans le sud de la province, la plupart des forêts ont en effet été considérablement affectées par la colonisation, puis par l'urbanisation. Plus au nord, ce sont les épidémies d'insectes et les feux qui les ont raréfiées. 

Forêts rares

Les forêts rares sont des écosystèmes forestiers qui occupent un nombre restreint de sites et couvrent une superficie réduite. La rareté est généralement d'origine naturelle, mais elle peut aussi résulter de l'activité humaine : on dit alors qu'elle est anthropique. La rareté est évaluée autant à l'échelle du Québec qu'à l'échelle d'unités de territoire plus petites. Par exemple, les peuplements de pins rigides sont rares dans tout le Québec, alors que ceux de chênes rouges sont communs dans le sud-ouest de la province, mais rares dans la péninsule gaspésienne.