Hydro-Sherbrooke

Centrales

Pour davantage de renseignements techniques sur ces complexes hydroélectriques, consultez le répertoire des barrages du Centre d'expertise hydrique du Québec (CEHQ).

Centrale Abénaquis

La première centrale Abénaquis fut construite en 1896 sur la rivière Magog, au cœur du centre industriel de Sherbrooke. Plus tard, en 1910, elle fut reconstruite plus en aval, à quelque 300 mètres de sa rencontre avec la rivière Saint-François.

Au début, elle fut mise en place pour le bénéfice de la Sherbrooke Railway and Power Co. Par la suite, elle appartiendra à la Southern Canada Power Co. puis à Hydro-Québec, en 1963, lors de la nationalisation de l'électricité. En 1984, son barrage a été refait presque intégralement et rehaussé à la suite d'une crue importante (un mètre au-dessus du barrage). En décembre 1988, cette centrale a été acquise par la Ville de Sherbrooke.

Une réfection majeure des installations électriques et d'autres travaux de génie civil, incluant le barrage, la cheminée d'équilibre et la conduite forcée, ont été réalisés en 1991.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Abénaquis est la deuxième en importance des sept centrales en exploitation sur la rivière Magog. Ses trois groupes turbines/alternateurs totalisent une puissance de 2800 kW, ce qui représente approximativement 21 % de la puissance totale installée de la rivière. Ces groupes exploitent environ 12 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière.

Le barrage proprement dit a une largeur totale de l'ordre de 85 mètres. L'ouvrage comporte une vanne en acier actionnée par un appareil de levage fixe, trois vannes hydrauliques déversantes opérées par trois cylindres hydrauliques ancrés sur la face aval du déversoir et une section à poutrelles de bois sans système de levage agissant comme vanne fusible lors de crue extrême. La prise d'eau est connectée à une conduite forcée de 2,9 mètres de diamètre reliée à la centrale hydroélectrique située environ 190 mètres en aval du barrage.

Centrale Drummond

La centrale Drummond fut construite en 1910 par la Ville de Sherbrooke sur la rivière Magog. À cette époque, elle servait de station de pompage. Ce n'est qu'en 1927 qu'on y installait un premier groupe turbine/alternateur d'une capacité de 725 kW.

En 1965, un deuxième groupe fut installé pour ainsi porter la capacité totale de la centrale à 1100 kW.

En 2002, un des deux groupes a été mis hors exploitation pour bris mécanique important. Il a été démantelé en 2007 pour des raisons de non-rentabilité. Aujourd'hui, la capacité de production est donc de 600 kW.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Drummond est la plus modeste, en matière de production, des sept centrales en service sur la rivière Magog. Son groupe représente approximativement 4 % de la puissance totale installée de la rivière. Celui-ci exploite environ 4 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière.

Le complexe hydroélectrique a une largeur totale de quelque 110 mètres. Son déversoir-évacuateur de 88 mètres de largeur totale est composé de quatre vannes à poutrelles et d'un déversoir fixe de 64 mètres sur lequel repose un système de palplanche bois/acier qui se renverse sous la poussée excessive des glaces en période critique.

Centrale Eustis

La centrale Eustis fut construite en 1903 sur la rivière Coaticook au site du tout premier barrage élevé dans la région (1795) par la Consolidated Copper & Sulphur Company. La Ville de Sherbrooke s'en est portée acquéreur en 1939. À cette époque et jusqu'en 1982, cette centrale possédait une puissance de 350 kW.

À la suite de l'inondation de la centrale, au printemps 1982, une réfection majeure de l'ensemble des installations du barrage et de la centrale a été effectuée. Ces réparations ont amené, en 1985-1986, l'installation d'un nouveau groupe turbine/alternateur de 700 kW, le changement de la conduite d'amenée et la rénovation complète de la centrale et du barrage. La centrale Eustis fut donc inaugurée une deuxième fois, le 16 juin 1987, devant de nombreux dignitaires.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Eustis est la deuxième en importance des quatre centrales sur la rivière Coaticook. Son groupe de 700 kW représente approximativement le quart de la puissance totale installée de la rivière. Celui-ci exploite environ 13 mètres des 136 mètres de chute disponible entre la municipalité de Coaticook et la centrale Eustis.

Le barrage a une largeur de 51 mètres environ. Son déversoir de béton, d'une largeur de 21 mètres et sur lequel repose un système pneumatique gonflable, permet de régulariser à distance le niveau d'eau du barrage. La centrale en aval est reliée par une conduite d'eau de 1,75 mètre de diamètre par 95 mètres de longueur.

Centrale Frontenac

La centrale Frontenac fut la première centrale électrique permanente sur la rivière Magog à Sherbrooke. Les premiers travaux de construction remontent aux années 1888-1889. À cette époque, la Sherbrooke Gas & Water Company était responsable de cette initiative. Au fil des années, plusieurs modifications, dont certaines majeures, se sont greffées aux installations existantes.

Ce n'est qu'en 1917, lors du remplacement complet des équipements et du rehaussement du barrage, que le site Frontenac connaîtra sa configuration actuelle. Elle est située juste en aval du pont Hubert-C.-Cabana (rue Belvédère Nord).

En 1970, Hydro-Sherbrooke procéda à l'automatisation de la centrale. En 1987, des rénovations majeures ont été effectuées; les turbines ont été remplacées et les alternateurs ont été rebobinés, faisant croître sa capacité de 1 700 kW à 2 200 kW (30 % d'augmentation).

Inaugurée à nouveau, le 7 juin 1988, à l'occasion des fêtes du Centenaire de l'électricité sherbrookoise, cette centrale est ouverte aux visiteurs pendant la saison estivale. C'est le plus ancien site hydroélectrique encore en exploitation dans tout le Québec.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Frontenac est la troisième en importance des sept centrales en service sur la rivière Magog. Ses deux groupes représentent approximativement 17 % de la puissance totale installée de la rivière, soit 2 200 kW. Ceux-ci exploitent environ 12 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière.

Le complexe hydroélectrique a une largeur d'environ 80 mètres. Son déversoir-évacuateur de 35 mètres est composé de cinq vannes à poutrelles et d'une vanne de fond.

Centrale Paton

La centrale Paton fut construite en 1926-1927 sur la rivière Magog par l'entreprise Andrew Paton qui avait acheté le site à la Sherbrooke Land Water and Power Company (SLWP Co.), en 1912. Ces installations hydroélectriques ont été vendues à la Ville de Sherbrooke en 1967.

La centrale comprend deux groupes de 850 kW chacun. Le fonctionnement a été automatisé en 1968 et l'exploitation de cette centrale se fait par télécommande depuis.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Paton est la sixième en importance des sept centrales en service sur la rivière Magog. Ses deux groupes représentent approximativement 13 % de la puissance totale installée de la rivière. Ceux-ci exploitent environ 7 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière. Le barrage Paton régularise de fait le niveau du lac des Nations, soit une retenue de près de 0,33 km2.

Le déversoir hydraulique d'une largeur de l'ordre de 45 mètres comporte huit vannes actionnées à partir du tablier par deux systèmes de levage mécanique sur rail. Le déversoir se prolonge en rive droite, côté amont, par un mur de soutènement d'une longueur de 52 mètres environ.

Un canal d'amenée souterrain en béton de 76 mètres de longueur, contrôlé par deux vannes à la prise d'eau, achemine l'eau à la centrale hydroélectrique de 1 700 kW de puissance installée.

Centrale Rock Forest

La centrale Rock Forest fut construite en 1911 sur la rivière Magog. Au début, la centrale avait 1 880 kW. Plusieurs modifications et réparations ont été effectuées au cours des années. Entre 1997 et 2000, une réfection majeure de presque tous les aspects électrique, mécanique et civil de la centrale a eu lieu. Les lignes électriques ont été réaménagées, la tension de sortie convertie à 25 kV et les équipements de production changés ou refaits, selon le besoin.

Parmi les multiples travaux qui ont été exécutés, l'un d'entre eux fut l'agrandissement des ouvertures des chambres d'eau, l'installation de nouvelles vannes ainsi que l'implantation d'un système de commande hydraulique. Un deuxième projet marquant cette période se résume au remplacement des deux turbines déjà en place, ce qui a permis d'augmenter la productivité de la centrale de 30 %, passant ainsi de 2 200 kW en 1997 à 2 900 kW.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Rock Forest est la première en importance des sept centrales en service sur la rivière Magog. Ses deux groupes turbines/alternateurs ont une puissance totale de 2 900 kW, ce qui représente approximativement 21 % de la puissance totale installée de la rivière. Ces groupes exploitent environ 10 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière.

Le complexe hydroélectrique a une largeur de quelque 63 mètres. Son déversoir-évacuateur de 42 mètres est composé de sept vannes à poutrelles et d'une vanne de fond mécanisée.

Centrale Weedon

Construite en 1914-1915 sur la rivière Saint-François et propriété de la Saint-Francis Hydraulic Co., la centrale Weedon avec une seule génératrice de 750 kW fut acquise par la Ville de Sherbrooke en 1917. Dès 1920, le barrage et la centrale furent reconstruits et on y installa deux groupes turbines-alternateurs. Six ans plus tard, un troisième groupe fut installé. En 1993, avec l'aménagement d'un quatrième groupe, la capacité totale de production a été portée à 3 700 kW.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Weedon est la plus petite des quatre centrales en service sur la rivière Saint-François, dont deux appartiennent à Hydro-Sherbrooke. Elle se trouve en aval du lac Louise et de la rivière au Saumon. Les trois groupes de la centrale Weedon représentent approximativement 7 % de la puissance totale installée de la rivière. Ceux-ci exploitent environ 10 mètres des 225 mètres de chute d'eau brute disponible entre le réservoir Saint-François et l'estuaire de la rivière, au niveau du fleuve Saint-Laurent.

Le complexe hydroélectrique a une largeur de l'ordre de 118 mètres. Il est constitué d'un mur de béton le rattachant à sa rive droite et d'une centrale hydroélectrique de 3 700 kW de puissance installée et d'une hauteur d'eau de 9,60 mètres. On y retrouve un déversoir-évacuateur composé de sept vannes à poutrelles, une ancienne vanne passe-billes et une vanne de fond mécanisée et contrôlée à distance à partir du centre de conduite du réseau (CCR) du bureau de Sherbrooke.

Centrale Westbury

La centrale Westbury fut construite en 1929 par la Ville de Sherbrooke sur la rivière Saint-François. Le projet comprenait la construction d'un barrage ainsi que d'un bâtiment comportant deux groupes verticaux turbines-alternateurs identiques de 2 400 kW. En 1954, on a procédé au remplacement complet des panneaux de commande et de protection de la centrale après qu'ils eurent été endommagés par la foudre.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Westbury est la troisième en importance des quatre centrales en service sur la rivière Saint-François, dont deux appartiennent à Hydro-Sherbrooke. Les deux groupes turbines/alternateurs de 2 400 kW chacune représentent approximativement 9 % de la puissance totale installée de la rivière. Ceux-ci exploitent environ 10 mètres des 225 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Saint-François et l'estuaire de la rivière, au niveau du fleuve Saint-Laurent.

Le complexe hydroélectrique a une largeur de quelque 69 mètres. Son déversoir comporte 5 vannes sur une largeur totale de 43 mètres environ. La retenue des eaux est assurée par des portes métalliques fixées à un cadre d'acier. L'ouverture et la fermeture des vannes se font à l'aide d'un monte-charge mécanique, mobile sur rail, situé sur une plate-forme métallique à un niveau supérieur à la passerelle du déversoir.

Centrale Memphrémagog

La centrale Memphrémagog fut construite en 1910 sur la rivière Magog, en aval des assises d'un ancien barrage érigé en 1883. La production électrique de cette centrale servait à alimenter l'usine de fabrication de textile, Dominion Textile.

C'est en mai 1992 que la Ville de Magog et la Ville de Sherbrooke firent l'acquisition conjointe de cette centrale électrique. Toutefois, la génération de cette centrale est seulement raccordée au réseau de la Ville de Magog.

Les armoires électriques d'origine ont été remplacées en 1993 pour améliorer la fiabilité et l'efficacité de cette centrale. Un poste de transformation électrique de 2 500 kW a également été ajouté lors de cette réfection.

Caractéristiques hydrauliques et techniques

La centrale Memphrémagog est située à Magog même, sur la rivière Magog, à environ 1,5 km en aval de l'embouchure du lac Memphrémagog. La centrale est la quatrième centrale en importance, en matière de production, des sept centrales en service sur la rivière. Ses deux groupes turbines-alternateurs, d'une puissance totale de 1 900 kW, représentent 13 % de la puissance totale installée de la rivière. Ces groupes exploitent environ 8 mètres des 64 mètres de chute brute disponible entre le réservoir Memphrémagog et l'estuaire de la rivière.

Le complexe hydroélectrique a une largeur de l'ordre de 80 mètres. Son déversoir est muni de sept vannes d'évacuation dont l'une servait originalement de vanne de fond et de passe à billes. Les vannes sont constituées de poutrelles de bois actionnées par un système de levage mécanique.